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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 09:28

 

M. Plachot

La fécondation, résultat de l'interaction entre l'ovocyte et le spermatozoïde, est la résultante d'une cascade d'événements qui peuvent à chaque étape être perturbés. Ainsi, des anomalies dans la pénétration des spermatozoïdes dans le cumulus, dans la réaction acrosomique, la liaison et la pénétration de la zone pellucide et la formation des pronuclei conduisent à des échecs de fécondation.

L'absence totale de fécondation peut intervenir après fécondation in vitro conventionnelle (FIV) ou après ICSI (Intracytoplasmic sperm injection). Il peut être inexpliqué, lorsque l'aspect des ovocytes et les caractéristiques du spermogramme sont normaux, ou bien lié à des anomalies gamétiques.

En cas d'échec de fécondation lors d'une première tentative de FIV, et en présence d'une déficience spermatique, une ICSI est généralement proposée la fois suivante, sans que – le plus souvent – des investigations supplémentaires ne soient envisagées. En cas d'échec inexpliqué de fécondation (avec sperme apparemment normal) la qualité d'un ou des deux gamètes peut être impliquée et l'ICSI ne résoudra pas forcément le problème.

L'échec total de fécondation

Dans notre programme de FIV/ICSI, l'échec total de fécondation survient dans environ 4 % des cycles. Ce taux global dépend de la politique du centre concernant le choix des techniques en fonction de l'indication et de la qualité du sperme, FIV ou ICSI, voire 1/2 FIV/ 1/2 ICSI. Il est également fonction du nombre d'ovocytes, le taux d'échecs complets de fécondation étant plus fréquent lorsque  3 ovocytes sont recueillis . Il faut noter que l'absence de transfert est aussi souvent du à une mauvaise qualité embryonnaire qu'à un échec de fécondation car il survient dans environ 10 % des cas dans notre centre.Dans le cadre d'une étude rétrospective sur les paramètres cliniques et biologiques en FIV des couples présentant une stérilité inexpliquée, nous avons observé 6 couples /96 (6 %) qui présentaient un échec complet de fécondation après FIV conventionnelle alors que l'aspect des gamètes était normal.

Quatre d'entre eux ont abandonné après cette première tentative. Un couple a eu ensuite 2 ICSI et un taux de fécondation normal. Nous avons proposé à l'autre de faire FIV et ICSI sur la tentative suivante. Ainsi, les 6 ovocytes microinjectés ont tous été fécondés et sur les 3 ovocytes inséminés, un a été fécondé. L'échec de fécondation en FIV conventionnelle est donc rare dans les stérilités inexpliquées. L'obtention de fécondation après ICSI met en évidence soit des anomalies spermatiques (bien que le spermogramme soit normal) soit des anomalies de la liaison spermatozoïdes-ovocytes. Enfin, bien que le recours à l'ICSI soit maintenant quasi systématique en cas d'échec de FIV, il ne faut pas oublier que dans environ la moitié des cycles, des fécondations sont obtenues à la deuxième FIV après un échec complet de fécondation à la première.

La morphologie ovocytaire

Il existe plusieurs manières d'évaluer la qualité ovocytaire, mais la plus simple est l'évaluation morphologique. Un certain nombre d'ovocytes recueillis après traitement inducteur de l'ovulation sont dysmorphiques et présentent des anomalies de taille, de forme ou de structure telles qu'inclusions cytoplasmiques, granulations ou vacuoles. L'origine de ces anomalies est mal connue et peut être multiple. En effet, il existerait une corrélation entre dysmorphie ovocytaire et caractéristiques biochimiques du liquide folliculaire. Ces anomalies morphologiques pourraient également être associées à l'administration d'un traitement inducteur de l'ovulation, à l'environnement hormonal propre de la patiente ou à des anomalies chromosomiques.

Plus de 20 000 ovocytes recueillis au cours de cycles stimulés ont été analysés dans la littérature à la recherche d'une éventuelle corrélation entre leur aspect morphologique et un certain nombre de paramètres cliniques et biologiques tels que la fécondabilité. Les résultats sont conflictuels. Nous avons donc réalisé une étude multicentrique au cours de laquelle l'aspect morphologique de 1 900 ovocytes a été noté.

Près des 2/3 des ovocytes présentaient un aspect différent de celui de l'ovocyte idéal défini comme ayant un cytoplasme clair, homogène et réfringent, un espace périvitellin réduit, une zone pellucide claire d'environ 15 μm d'épaisseur et un globule polaire intact, rond ou légèrement ovale. Dans notre étude, deux types d'ovocytes avaient un taux de fécondation significativement diminué : ceux ayant un espace périvitellin augmenté- ce qui évoque un début de dégénérescence ovocytaire- et ceux présentant des anomalies multiples. Aucune dysmorphie – a part l'atrésie- n'était associée à un échec complet de fécondation.

L'administration de GH (growth hormone) lors d'un cycle de FIV à des patientes ayant eu précédemment au moins 50 % d'ovocytes dysmorphiques présentant 2 anomalies a amélioré le taux de grossesse sans aucune incidence sur le taux de fécondation (Hazout et al, 2002 ou 2003).

Les anomalies cytoplasmiques

Au cours de la maturation finale de l'ovocyte, des modifications morphologiques, métaboliques et des changements dans l'expression des gènes préparent ce que l'on appelle communément la maturation cytoplasmique. Une biogenèse des mitochondries et une réplication de l'ADN mitochondrial permettent, via les phosphorylations oxydatives de fournir de l'ATP à l'ovocyte. Reynier et al (2001) ont comparé plusieurs groupes d'ovocytes provenant d'échecs de fécondation pour évaluer leur contenu en ADN mitochondrial (ADN mt).

Ainsi, le nombre moyen de copies d'ADN mt par ovocyte est de 193 000 ± 122 000 (sur 113 ovocytes analysés) avec une grande variabilité (20 000 à 598 000) même au sein d'une même cohorte. Cette variabilité a été observée par tous les auteurs. Les ovocytes non fécondés provenant d'une insémination avec un sperme déficient contenaient plus d'ADN mt (255 000 ± 110 000) que ceux provenant d'une insémination avec un sperme normal (152 000 ± 90 000, p< 0.0001). Qui plus est, en comparant les ovocytes non fécondés provenant d'une cohorte avec échec complet de fécondation avec ceux d'une cohorte ayant un taux de fécondation normal, le nombre de copies d'ADN mt est là encore différent (152 000 ± 90 000 vs 209 000 ± 122 000, p<0.02). C'est d'ailleurs d'une cohorte d'échec complet de fécondation que provenaient 6 des 7 ovocytes ayant moins de 50 000 copies d'ADN mt.

Cette étude montre donc que la quantité d'ADN mt joue un rôle dans la fécondabilité des ovocytes. Ces différences dans la biogenèse mitochondriale reflètent vraisemblablement des variations dans le degré de maturation cytoplasmique. C'est la raison pour laquelle certains ont proposé des dons de cytoplasme, c'est-à-dire la microinjection d'une faible quantité de cytoplasme (15 μl) provenant d'un ovocyte sain dans un ovocyte supposé déficient. Des grossesses ont été obtenues mais outre les problèmes éthiques qu'elle soulève, cette technique n'a pas fait réellement la preuve de son efficacité (St John, 2002).

Autres anomalies ovocytaires

D'autres anomalies ovocytaires peuvent être responsables d'un échec de fécondation sans toutefois, le plus souvent, intéresser toute la cohorte. C'est le cas des anomalies de la zone pellucide (zona hardening), qui s'exprime par une modification du poids moléculaire des glycoprotéines de la zona , ainsi que des anomalies cytoplasmiques caractérisées par un faible nombre de granules corticaux (Ducibella et coll, 1995) ;

L'interaction ovocyte-spermatozoïde

L'interaction ovocyte-spermatozoïde est essentielle pour obtenir une fécondation en FIV conventionnelle. Liu et Baker (2000) ont analysé la liaison des spermatozoïdes à la zone pellucide des ovocytes non fécondés. Ils ont défini 4 groupes d'ovocytes non fécondés en fonction du taux de fécondation de la cohorte : 0 %, 1-25 %, 26-50 %, 51-95 %. Ainsi, dans le groupe avec 0 % de fécondation, 70 % des ovocytes avaient moins de 5 spermatozoïdes fixés sur la zone pellucide alors que ce taux n'était que de 17 % dans le groupe avec 50-95 % de fécondation. L'incubation des ovocytes du 1er groupe avec des spermatozoïdes de donneur permet d'obtenir un taux normal de fixation, montrant que la l'anomalie se situait au niveau spermatique.

La fécondance des spermatozoïdes

L'ICSI a montré que des fécondations peuvent être obtenues dans des situations d'oligo-asthéno-tératospermie extrême, et que le facteur limitant était généralement la qualité de l'ovocyte. En FIV conventionnelle, il n'en est pas de même. L'examen de base reste le spermogramme, qui certes, donne une indication sur les potentialités fécondantes du sperme, sans pour autant prédire avec exactitude la fécondance d'un sperme donné. Il existe cependant de rares cas tels que l'akinésie totale, ou une tératospermie à 100 % avec par exemple une globozoospermie qui conduisent généralement à un échec total de fécondation. D'autres tests, fonctionnels, ont donc été mis au point : test de pénétration des ovocytes de hamster dépellucidés (tombé en désuétude), analyse du mouvement, tests appréciant la réaction acrosomique, test de fixation à la zone pellucide pour n'en citer que quelques-uns.

Même s'ils cernent mieux la fécondance du sperme, aucun ne permet de dire avec certitude qu'un sperme sera fécondant ou non, et ne permet pas de faire l'économie d'une FIV, seul « test » valable. Le dernier en date de ces tests est l'étude de la fragmentation de l'ADN spermatique, qui, comme les autres semble corrélé à la fécondance du sperme (sans pour autant la prédire), mais également à sa capacité à engendrer un embryon viable (Benchaib et coll, 2003).

Le devenir du noyau mâle

Si l'on peut comprendre l'échec de fécondation en FIV conventionnelle, le plus souvent du à l'absence de pénétration du spermatozoïde dans l'ovocyte, il n'en est pas de même pour l'ICSI où le spermatozoïde est injecté directement dans l'ovocyte. L'absence de formation du pronucleus mâle pose le problème de ce qu'est devenu le noyau du spermatozoïde. Pour répondre à cette question depuis de nombreuses années nous réalisons une fixation des ovocytes apparemment non fécondés par la technique de Tarkowski (). Cette technique simple est riche d'informations :

– Si le spermatozoïde est absent, c'est un échec de la technique elle-même. Il arrive en effet que le spermatozoïde soit expulsé à l'extérieur (dans l'espace périvitellin) lors du retrait de la micropipette.

– Si le noyau du spermatozoïde est intact ou présente des degrés divers de décondensation, l'ovocyte ou le spermatozoïde peuvent être responsables. L'ovocyte s'il présente un déficit en MPGF (male pronucleus growth factor), ou le spermatozoïde s'il présente des anomalies de la décondensation de la chromatine.

– Si le spermatozoïde a formé une PCC (premature chromosome condensation) on voit l'ADN du spermatozoïde sous forme de longues et fines chromatides (Plachot et Crozet, 1992). Dans ce cas, la maturité cytoplasmique de l'ovocyte est mise en cause. Cela a été montré par Calafell et al () chez la souris. En effet, le taux de PCC, nul dans les ovocytes mûrs, était d'autant plus élevé que l'ovocyte était immature. Un taux de PCC répétitivement élevé dans les ovocytes est de mauvais pronostic et doit être expliqué au couple qui doit décider ou non de poursuivre les tentatives.Comment y remédier ?

L'ICSI du lendemain

En cas d'échec de FIV, certains ont proposé l'ICSI du lendemain, avec toutefois des résultats peu concluants. En effet, si des fécondations et des développements embryonnaires précoces peuvent ainsi être obtenus, seules quelques rares grossesses ont été rapportées dans la littérature. Kuczynski et al (2002) ont comparé rétrospectivement les résultats de l'ICSI réalisé 24h après la ponction chez 120 couples ayant eu un échec complet de FIV, avec un groupe témoin de 280 couples ayant eu une ICSI en première intention dans la même période. Le taux de fécondation et le pourcentage d'embryons présentant 4 cellules à J2 après ICSI étaient significativement supérieurs dans le groupe témoin (p<0.05). L'aspect morphologique des embryons était identique dans les 2 groupes. Le taux de grossesse du groupe témoin était de 25.3 % alors qu'aucune grossesse n'est survenue dans le groupe ayant eu une ICSI de sauvetage. Les auteurs découragent l'utilisation de cette technique. Le vieillissement de l'ovocyte semble être en cause dans l'incapacité des embryons à s'implanter et à permettre un développement à terme.

Tout ICSI ou mi-FIV mi-ICSI à la deuxième tentative

La solution de facilité après un échec de FIV est de proposer tout ICSI à la deuxième tentative. Si cette solution est la plus efficace, elle n'est pas la plus satisfaisante puisque l'on sait que des fécondations peuvent être obtenues en FIV après un 1er échec. C'est pourquoi nous avons proposé de partager les ovocytes entre FIV et ICSI si au moins 6 ovocytes étaient recueillis.

L'activation de l'ovocyte

Eldar-Geva et al (2003) ont rapporté le cas d'un couple ayant une stérilité inexpliquée depuis 5 ans et ayant eu plusieurs échecs de fécondation après ICSI. L'activation des ovocytes par le calcium ionophore A 23187 après microinjection a permis d'obtenir un taux raisonnable de fécondation au cours de 3 cycles (4/6, 5/16, 7/20). Deux grossesses ont été obtenues, la première s'est terminée par une FCS du deuxième trimestre à cause d'une anomalie fœtale et la seconde par la naissance de 3 enfants en bonne santé.Echec total d'ICSI

Dans environ 3 % des cycles d'ICSI, il n'y a aucune fécondation. Cet échec peut s'expliquer par différents facteurs liés à l'ovocyte (ovocytes en faible nombre ou en voie d'atrésie) ou au sperme et tout particulièrement l'akinétospermie (spermatozoïdes immobiles) et la globozoospermie (spermatozoïdes à tête ronde).

Bibliographie

[1] Benchaib M, Braun V, Lornage J, Hadj S, Salle B, Lejeune H, Guérin JF Sperm DNA fragmentation decreases the pregnancy rate in an assisted reproductive technique. Hum Reprod 2003; 18 : 1023-1028.

[2] Ducibella T, Dubey A, Gross V, Emmi A, Penzias AS, Layman L, Reindollar R. A zona biochemical change and spontaneous cortical granule loss in eggs that fail to fertilize in in vitro fertilization. Fertil Steril 1995 ; 64 : 1154-1161.

[3] Eldar-Geva T, Brooks B, Margalioth EJ, Zylber6haran E, Gal M, Silber SJ. Successful pregnancy and delivery after calcium ionophore oocytes activation in a normozoospermic patient with previous repeated failed fertilization after intracytoplasmic sperm injection. Fertil Steril 2003 ; 79 (suppl 3) : 1656-1658.

[4] Kuczynski W, Dhont M, Grygoruk C, Pietrewicz P, Redzko S, Szamatowicz M. Rescue ICSI of unfertilized oocytes after IVF. Hum Reprod, 2002 ; 17 : 2423-2427.

[5] Liu DY, Baker HWG. Defective sperm-zona pellucida interaction : a major cause of failure of fertilization in clinical in-vitro fertilization. Hum Reprod, 2000 ; 15 : 702-708.

[6] Plachot M, Crozet N. Fertilization abnormalities in human in-vitro fertilization. Hum Reprod 1992 ; 7 : 89-94.

[7] Reynier P, May-Panloup P, Chrétien MF, Morgan CJ, Jean M, Savagner F, Barrière P, Malthièry Y. Mitochondrial DNA content affects the fertilizability of human oocytes. Mol Hum Reprod 2001, 7: 425- 429.

[8] St John JC. The need to investigate the transmission of mitochondrial DNA following cytoplasmic transfer. Hum Reprod 2002 ; 17 : 1954-1958.

[9] Tarkowski AK. An air-drying method for chromosome preparations from mouse eggs. Cytogenetics 1966 ; 5 : 39-44.

[10] Calafell JM, Badenas J, Catala V, Egozcue J, Santalo J. Premature chromosome condensation (PCC) as a sign of oocyte immaturity. Hum Reprod

[11] Plachot M, Selva J, Wolf JP, Conséquences d'une dysmorphie ovocytaire sur la fécondation et le développement embryonnaire après injection intracytoplasmique d'un spermatozoïde. Une étude prospective multicentrique. Gynécol Obstet Fertil 2002 ; 30 : 772-779.

[12] Hazout A, Junca AM, Tesarik J, Menezo Y. Effet pomoteur de l'hormone de croissance sur la competence des ovocytes dysmorphiques : résultats d'une étude pilote randomisé en double aveugle. Ref Gynecol Obstet 2000 ; 10 : 71-77.

Je sais bien que mon cas est tout à fait exceptionnel... mais cela pourra peut-être intéresser des lectrices qui seraient dans le même cas que moi... s'il y en a...

La phrase qui  fait bien flipper dans cet article:

"En cas d'échec inexpliqué de fécondation (avec sperme apparemment normal) la qualité d'un ou des deux gamètes peut être impliquée et l'ICSI ne résoudra pas forcément le problème."

Gloups...

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 10:43

Je ne sais pas si c'est le fait d'être retournée à la clinique et de m'être sentie très très un peu seule avec mes pauvres polypes au milieu de couples qui venaient pour une ponction, mais ce matin je me suis levée avec l'envie de reprendre les traitements.

Voilà c'est officiel :

J'ai hâte de faire la prochaine FIV, super envie de me piquer à nouveau, impatiente de me faire ponctionner !!!!

Enfin... pour l'instant.

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 09:16

Petites nouvelles.

Hier Dr D. a viré les polypes de dedans mon utérus.
Le réveil a été très douloureux, mais maintenant ça va. Je n'ai pas du tout mal au ventre mais plutôt l'impression d'avoir une angine à cause du tube pour l'oxygène qu'ils ont passé dans ma gorge. (ouais, j'ai été intubée comme dans URGENCES..).

Dr D. veut que je prenne rdv pour dans 15 jours pour les résultats de l'analyse des polypes... ça me fait un peu stresser quand même, et puis je ne sais pas comment lui dire que je n'ai plus de blé et que 90 euros pour annoncer des résultats d'analyse je trouve que c'est un peu abusé... Entre les consultations, l'hystero diagnostique, l'hystero opératoire, l'anesthésiste... Je suis ruinée!

Mais bon voilà une bonne chose de faite.  Le nid est prêt pour la suite j'ai envie de dire... il ne reste plus qu'à prendre de l'élan pour la FIV de l'année prochaine, essayer de finir cette année en douceur, prier pour que bientôt - ENFIN - un petit locataire prenne possession de ce nid tout doux...

Au programme: sport et sophrologie. J'espère que cela m'aidera à appréhender cette prochaine étape un peu plus sereinement. Je suis lucide, je sais bien que la ponction et les 24h qui suivront seront extrêmement pénibles pour moi, mais reprendre un peu confiance en mon corps ne peut pas faire de mal.

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 10:23

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 18:23

...comme une enfant.

J'ai peur, tellement peur pour la prochaine FIV.

La PEUR qu'à nouveau il n'y ait pas d'embryon. C'est une peur que je n'arrive pas à raisonner ni à calmer. Impossible de positiver pour le moment. J'avais dit que j'essaierais de rester ZEN mais force est de constater que je n'y parviens pas. Le doute m'assaille et m'étouffe régulièrement.

Je sais que les échecs de fécondation en FIV ICSI existent aussi... 

Je me sens tellement malchanceuse que je n'arrive pas à imaginer que le problème puisse être enfin solutionné.

J'ai fait les comptes et ce sera mon 7ème traitement pour essayer d'avoir cet enfant. Ce Noël sera le 4ème Noël sans vie, sans promesse de vie.

Le proverbe zen japonais dit " Sept fois à terre, huit fois debout".

Mais sincèrement je ne sais pas si j'aurai la force de me relever une fois de plus.

Que faire ? Prier peut-être...? Je me sens si impuissante.

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 09:02

"Y a pas d'ovules dans les testicules" *

Pas mal hein ? Surtout quand on est infertile je trouve que ça rajoute au potentiel comique d'entendre ça.

Devinez qui la scande comme slogan dans ses manifs?

Ma copine Frigide Barjot bien sûr....

Allez, je vous laisse méditer sur cette formidable phrase en vous souhaitant une bonne journée.

* sous-titre  : "y a pas de cerveau dans Frigide Barjot"

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 08:58
Michel Serres a dit:

"Cette question du mariage gay m'intéresse en raison de la réponse qu'y apporte la hiérarchie ecclésiale. Depuis le Ier siècle après Jésus-Christ, le modèle familial, c'est celui de l'Eglise, c'est la Sainte Famille. Mais, examinons la Sainte Famille. Dans la Sainte Famille, le père n'est pas le père : Joseph n'est pas le père de Jésus, le fils n'est pas le fils : Jésus est le fils de Dieu, pas de Joseph. Joseph, lui, n'a jamais fait l'amour avec sa femme. Quant à la mère, elle est bien la mère mais elle est vierge. La Sainte Famille, c'est ce que Lévis-Strauss appellerait la structure élémentaire de la parenté. Une structure qui rompt complètement avec la généalogie antique, basée jusque-là sur la filiation : la filiation naturelle, la reconnaissance de paternité et l'adoption. Dans la Sainte Famille, on fait l'impasse tout à la fois sur la filiation naturelle et sur la reconnaissance pour ne garder que l'adoption. L'Eglise, donc, depuis l'Evangile selon saint Luc, pose comme modèle de la famille une structure élémentaire fondée sur l'adoption : il ne s'agit plus d'enfanter mais de se choisir. A tel point que nous ne sommes parents, vous ne serez jamais parents, père et mère, que si vous dites à votre enfant "je t'ai choisi", "je t'adopte car je t'aime", "c'est toi que j'ai voulu". Et réciproquement : l'enfant choisit aussi ses parents parce q'il les aime. De sorte que pour moi, la position de l'Eglise sur ce sujet du mariage homosexuel est parfaitement mystérieuse : ce problème est réglé depuis près de deux mille ans. Je conseille à toute la hiérarchie catholique de relire l'Evangile selon saint Luc, ou de se convertir."
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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 15:30

 

La bêtise (pour rester polie), l'ignorance et l'intolérance réunis dans une même personne.

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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 16:19

 

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... et 2012 sera enfin dernière nous.

Il me tarde de tourner la page de cette année au bilan plus que désolant.

Alors oui, je compte les jours. Ma maison manque cruellement de calendrier de l'avent.

Parce qu'envie de repartir au front, parce qu' envie de me refaire des injections, parce qu' envie de laisser l'espoir reprendre un peu ses droits.

Aujourd'hui c'est J1, sans surprise, bien à l'heure, comme toujours. Je garde toujours au fond de moi un tout petit espoir que la nature nous fasse une fleur. Mais c'est à chaque fois la même déception. Quand est-ce que mon esprit pourra-t-il s'y résoudre? Jamais j'ai l'impression...

Je vais donc retourner faire un petit tour sur le billard très prochainement. Je pensais que mon prochain séjour à la clinique serait pour une prochaine ponction, mais mon corps a ajouté un nouvel obstacle  sur le parcours, alors je n'ai pas le choix.

Puis viendra le moment redouté des fêtes de fin d'année, et le temps de trouver un stratagème pour échapper à tout cela une fois de plus.

Il faudra se souhaiter une "bonne année", et au moment de prononcer ces mots je sais qu'au fond de moi résonnera l'éternelle question sans réponse : "encore une année sans bébé ?".

Car pour qu'il y ait un bébé il faudrait déjà qu'il y ait une grossesse.

Et pour qu'il y ait une grossesse il faudrait déjà qu'il y ait un embryon.

Enfin pour qu'il y ait un embryon il faudrait déjà une rencontre, LA rencontre, cette fécondation qui n'a jamais lieu, même dans un tube de laboratoire.

INFECONDE. C'est donc ainsi que je me définis à l'aube de 2013.

Alors, si le début d'année 2013 verra renaître l'espoir avec la FIV ICSI, ce sera aussi sans doute un terrible moment de vérité.

Si malgré les prouesses techniques pour "forcer" la nature (car à ce stade c'est bien de cela qu'il s'agit) nous n'obtenons pas d' embryon, ce sera sans doute pour nous la fin de l'aventure, le deuil de notre enfant biologique.

Nous le savons bien. Nous le savons si bien que nous osons à peine en parler.

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 11:15

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Derrière la fenêtre, de l'autre côté de la rue, pas loin, à quelques mètres. Elles sont là.

L'avantage d'avoir un balcon c'est de pouvoir faire pousser des plantes et s'offrir un petit écrin de verdure dans la grisaille parisienne. Et puis réussir à faire pousser des plantes, c'est déjà ça...

L'inconvénient d'avoir un balcon, dans une petite rue, avec un vis à vis assez proche, c'est qu'on plonge involontairement chez les autres lors d'une séance d'arrosage ou en fumant une clope. On essaie de détourner le regard, mais c'est difficile de ne pas les voir : les familles, les mères, les enfants qui grandissent. Ca vit, ça court, ca crie.

Il y a ce couple au 3ème  qui vient d'emménager avec 3 petits. Quelle organisation...
Tiens, le petit garçon de l'étage d'en dessous marche. Je me souviens de lui quand il était encore tout bébé. Tiens la maman attend le 2ème on dirait...
Et l'appartement du 1er étage de l'immeuble d'à côté qui était vide encore l'hiver dernier, puis en travaux ... J'ai vu y arriver un jeune couple au début de l'année. Et hier, je l'ai vue elle à sa fenêtre en train de planter des bruyères. Son ventre est rond, bien rond. J'ai senti mon coeur et ma gorge se nouer.

"C'est leur vie, pas la nôtre" me dit chéri.

Tu m'étonnes ... nôtre vie n'est pas comme la leur. Le bonheur ne traverse jamais la rue.

Ca fait 3 ans que nous habitons ce 3 pièces. Nous avons une chambre d'enfant qui est dévastée habitée 1 semaine sur 2.  Notre chambre à coucher est grande et j'ai toujours pensé qu'on pourrait sans problème y aménager un coin bébé.

Le coin en question est toujours occupé par un bureau et un divan.  Sous le divan se trouve la boîte dans laquelle j'ai caché les quelques achats honteux compulsifs : petites chaussettes, petit gilet, petite peluche.

Envie de fermer les rideaux, de laisser les plantes crever.

Envie de déménager, au dernier étage, sans vis à vis.

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  • : Mon combat pour avoir (peut-être) un bébé un jour.
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  • Jeune trentenaire, parisienne, nullipare et belle-mère qui aimerait aussi devenir mère tout court.
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PARCOURS

2009

Mars  : on va avoir un bébé, normalement, naturellement évidemment. L'homme a déjà un petit.

Septembre  : premiers doutes et début des examens pour moi: Dosages hormonaux, échographies, hystérographie...tout est normal. On attend.

2010

Juillet :  Monsieur se décide à faire son spermogramme >  8% de typiques. On flippe un peu.

2011

janvier : nouveau spermogramme: 15 % de typiques. Finalement on est quasi dans la norme. On nous classe dans la catégorie "infertilité idiopathique". Rien ne nous empêche de concevoir paraît-il...Ca peut marcher naturellement ou pas, ou maintenant ou dans 10 ans...  On est désorientés.

février : IAC 1 , réalisée dans un cabinet privé - négative. Découverte d'un polype lors d'une des échographies de monitoring.

Mai : hystéroscopie sous AG pour enlever le polype. En fait il n'y avait pas de polype.  Qu'ils sont drôles ces échographes!

septembre  : RDV centre AMP - IMM- En route pour la suite des IAC. On y croit.

novembre  : IAC 2- négative. On s'accroche on continue.

2012

janvier  : IAC 3 - négative. On doute.

février : IAC 4 - négative. On est découragés.

mars  : IAC 5 - négative, bien sûr. On n'en peut plus.

avril : L'hypothèse du "pas de chance / idiopathique" me déprime et m'agace au plus haut point. Pause de quelques mois pour cause de grosse fatigue morale et physique. Consultation auprès d'un nouveau gynéco pour un second avis. On est très fatigués.

juillet: Changement de centre. Nouveau départ. Nouvel espoir.

septembre : FIV 1 - 13 ovocytes - 0 embryon -ca s'appelle un " Echec total de fécondation".On est anéantis.
Dépression.

octobre : Caryotypes et X fragile OK.

novembre :  Hystéroscopie : ablation de 3 polypes.


2013

février : FIV ICSI 1 bis. 1 embryon transféré. 5 sur la banquise.



 

 

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