Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 08:54

Les hystéroscopies et moi c'est une grande histoire, en 2011 j'y étais déjà passée, et le moins qu'on puisse dire c'est que ça avait été plutôt"épique" comme expérience, pour se souvenir c'est là.

Les hystéroscopies je les fais toujours le lundi, donc hier, pour ne pas déroger à la tradition, je suis allée gentiment en faire une 3ème pour lever le mystère sur cette zone suspecte qui apparaissait aux échos de monitorage.

La nouveauté c'est que je n'étais pas endormie pour une fois, et que sincèrement je n'ai pas eu mal du tout (by the way merci aux deux Lulu de m'avoir rassurée sur ce point en amont...).

En Pmette avertie et sans illusion, je m'attendais à ce qu'il soit bien là ce fameux polype.

C'était sans compter sur la générosité de mon corps...

ô JOIE: ils sont 3 les salauds.

Bien entendu, le médecin m'annonce qu' il est hors de question de se lancer dans une prochaine FIV avec ces 3 intrus dans mon utérus. Que c'est peut-être la raison de l'absence de grossesse. J'ai eu envie de lui répondre que pour qu'il y ait grossesse il faudrait déjà qu'il y ait fécondation puis embryon, mais la lassitude a eu raison de mon esprit de répartie. Plus envie de discuter, plus envie de tergiverser...

Donc si je fais le bilan rapidement:

- Mes ovules sont incapables d'être fécondés

- Mon utérus est au jour d'aujourd'hui parfaitement hostile à l'éventuelle nidation de bébé

Obstacles à tous les étages.

Sérieusement, il est pas tout pourri ce bilan au bout de 4 ans d'essais et 2 ans de PMA?

Ben si. C'est nul. On n'avance pas.

Puis d'abord ils viennent d'où ces polypes? C'est les traitement de stim ou bien? Et si jamais même après les avoir enlevés y en a d'autres qui reviennent? Est-ce qu'ils ne cachent pas une pathologie plus sérieuse (hypocondrie quand tu nous tiens...)? Bref, je me pose plein de questions...

Parfois j'ai vraiment l'impression que mon corps (ou la nature, au choix) m'envoie des messages pour me dire de lâcher l'affaire, du type : "oublie WaitingLine, t'es pas faite pour avoir un enfant."

 

Capture-d-ecran-2012-10-30-a-09.27.48.png

Ci-dessus une idée de costume inédite et originale pour fêter Halloween

Repost 0
22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 11:36

Suite à cette première tentative de FIV, "what's next?" me direz-vous?

Administrativement parlant, cette FIV ne compte pas pour la sécu car il n'y a pas eu de transfert, nous avons donc encore 4 tentatives devant nous.

Ce matin, nous avons vu le Dr. D pour faire le point.

1/ Les caryotypes et la recherche du X fragile sont normaux. Grand OUF de soulagement. Moi qui m'imaginais génétiquement suspecte, depuis une heure je respire un peu mieux.

2/ Même si l'observation des ovocytes issus des ponctions reste superficielle et limitée, les miens étaient de forme normale (pas d'anomalie visible ni au niveau du cytoplasme, ni au niveau de la zone pellucide). Et du côté de Mr WaitingLine, les spermatozoïdes étaient aussi normaux. Ils se fixent sur la membrane, mais ils n'entrent pas... le mystère reste entier.

3/La prochaine FIV sera une ICSI. D'un risque de 10 à 15% d'échec de fécondation en FIV classique, on passe à 1% en FIV ICSI... mais avec nos précédents résultats on ne peut non plus  garantir une réussite de la fécondation . Il est possible que ça ne fonctionne pas non plus. Le doute continue à planer. Peut-être que mes ovocytes ont un défaut d'activation et que (malgré un bilan hormonal normal), et malheureusement pour ça la médecine en France ne peut rien faire...

4/ Question traitement : on change. Les hormones de synthèse seront remplacées par les hormones du pipi de vieilles femmes chinoises ménopausées, dans le but d'obtenir de meilleurs résultats question qualité des ovocytes. Mr WaitingLine va avoir la joie de jouer aux petits chimistes et d'améliorer ses performances en injection sous-cutanée. J'hésite à lui offrir une blouse blanche pour Noël...

5/ Pour le polype qui continue d'apparaître à chaque écho de monitoring, je dois subir une hystéroscopie diagnostique, histoire d'en avoir le coeur net, et de ne pas tenter une FIV avec dans mon utérus cette petite chose susceptible de constituer un obstacle pour l'implantation d'un (potentiel) embryon.

6/ Question timing, Dr D. nous proposait d'enchaîner dès le cycle de novembre. Mais la conjoncture astrale de 2012 s'étant montrée désastreuse pour nous jusqu'ici et ne me sentant pas capable d'encaisser un nouvel échec de plus d'ici Noël, j'ai décidé que nous attendrons le mois de janvier 2013. Donc renouvellement du 100%... et oui deux ans déjà ont passé...

Voilà. Un mélange de nouvel espoir et d'appréhension. L'impression d'avancer à tâtons... l'envie que la malchance nous quitte.

J'espère juste ne pas repasser sur le billard pour un polype d'ici là. Mais je sais qu'il y a un risque.

J'attends de me sentir capable d'affronter sereinement (autant que faire se peut) cette nouvelle étape et surmonter ma peur de n'obtenir à nouveau aucun embryon.

Alors? L'espoir est-il dans l'ICSI?

2012 année de la loose, 2013 année des fraises ...?

D'ici là restons zen, pour accueillir dans un corps et un esprit apaisés le pipi de mémé Wang.

Capture-d-ecran-2012-10-22-a-12.41.57.png

Repost 0
18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 08:48

Vous le savez je suis belle-mère (on peut dire aussi marâtre), l'homme a un petit de 10 ans.

Ce n'est pas toujours simple, certaines d'entre vous en font aussi l'expérience et le savent bien. Créer un lien d'affection - sinon d'amour -  avec l'enfant d'une autre, tout en avançant sur la route de l'infertilité, n'est pas toujours évident.

Petit d'homme et moi avons eu des périodes difficiles avec des rancoeurs, des non-dits, des stratégies d' évitement mutuel...Pas simple...

La belle-mère incarne inévitablement la rivale, l'enfant se sent investi d'un devoir de loyauté envers sa maman (surtout lorsque celle-ci n'a pas refait sa vie de son côté)... difficile d'accepter cette nouvelle femme dans la vie du père, et dans sa propre vie d'enfant.
Et pour la belle-mère, cet enfant s'immisce dans son couple, alors qu'on aimerait parfois être seuls au monde avec chéri.

Avec le temps les rapports se sont adoucis, avec parfois bien sûr des crises qui ressurgissent, mais dans l'ensemble la relation est apaisée, et nous avons réussi à tisser un lien d'affection et de complicité rien qu'à nous, fragile mais bien présent. Il aura fallu près de 4 ans quand même...

Et parfois il y a de jolies suprises.

L'autre soir, nous étions tous les 3 de sortie, invités à un dîner chez des amis.
La soirée se passe bien, très agréable, je discute avec notre hôte après le repas.

Et puis soudainement : énorme nausée, bourdonnement dans les oreilles, milles petites étoiles devant mes yeux, je me sens partir ... malaise vagal. Par chance il y avait un médecin urgentiste parmi les convives, qui m'a allongée sur le canapé et m'a levée les jambes. (quand quelqu'un fait un malaise vagal il faut l'allonger et relever les jambes pour faire revenir le sang vers le coeur et le cerveau... sachez-le ça peut toujours être utile).

Petit d'homme qui regardait un film dans la chambre à coucher de nos hôtes, alerté par le remue-ménage dans le salon, vient me voir alors que je suis encore allongée et vidée de toute énergie, blanche comme un statue de marbre.
Il me demande ce qui se passe et je lui dis que "c'est rien, j'ai juste fait un petit malaise, je suis juste un peu fatiguée". Et là il me répond, contre toute attente:

"Si ça se trouve t'es enceinte, au début les femmes qui sont enceintes elle se sentent pas bien comme toi"

J'étais si surprise de sa remarque que je n'ai pas su que répondre. Petit d'homme n'est pas au courant de notre parcours d'infertilité, nous faisons tout pour lui dissimuler les traitements. Pour procéder aux injections les soirs où il était avec nous, nous avons toujours veillé à attendre qu'il soit couché et endormi. Dans le frigo, les boites de traitements sont empaquetées dans un sac plastique opaque dans le bac à légumes. Quand j'ai dû aller à la clinique pour la ponction on lui a dit que j'allais passer une radio.

Et jusqu'ici, quand avec son père nous évoquions devant lui l'idée d'un petit frère ou d'une petite soeur, cette idée était toujours accueillie avec une moue de réprobation et des "ha non!', "ha c'est hors de question!".

Dans l'ascenceur de l'immeuble en partant, à nouveau il me regarde, puis regarde son père et lui  redit " tu sais papa , elle est peut-être enceinte hein!". L'homme a répondu par un petit rire nerveux.

Tous les deux, nous savons bien que je ne suis pas enceinte - et pour cause - mais nous avons été touchés par sa réaction.

Je crois que petit d'homme aimerait bien que je sois enceinte. Et ça c'est un très joli cadeau. Je découvre qu'il me voit comme une potentielle maman, et plus seulement comme sa belle-mère. Je découvre qu'il envisage de devenir grand frère. Un bébé aurait toute sa place dans notre trio, il est attendu... par tous.

Capture-d-ecran-2012-10-18-a-09.25.52.png

Repost 0
15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 09:47

Dans mon autre monde, celui où je m'évade quand mon inconscient s'autorise à croire au bonheur... dans cet autre monde :

Il y a un tout petit bébé, une toute petite fille, je la serre fort contre moi.

Je la respire et me shoote à l'odeur de sa peau toute douce.

Ses petites mains s'agrippent à mes cheveux.

Je caresse ses tout petits pieds et elle aime ça.

Je l'écoute gazouiller, je lui souris et elle me sourit.

Je la regarde s'endormir sur le torse de l'homme... aux anges.

Je regarde le petit de l'homme lui faire des mamours et créer un lien avec sa petite soeur.

Nous sommes enfin une famille.

Je suis bien...

Capture-d-ecran-2012-10-15-a-11.40.53.png  

Comment mon esprit fait-il pour vagabonder encore dans ces contrées du fantasme alors que mon corps ne permet pas de créer le moindre début de vie et que nous n'avons eu aucun embryon lors de la FIV?

Comment se fait-il que ce bébé imaginaire soit toujours une petite fille?

Quand nous aurons eu le résultat des caryotypes, pourrai-je encore faire ces rêves?

J'ai tellement peur qu'on me dise d'arrêter de rêver...

Repost 0
8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 09:51

 

Capture-d-ecran-2012-10-08-a-11.44.05.png

Louise Bourgeois, femme maison

Cela faisait un certain temps que j'avais envie d'écrire un billet sur ce thème:

Femmes infertiles : quelle place pour la féminité ?

Dans une société qui nous renvoie la plupart du temps l'image d'une femme-mère accomplie, comment vivre sa féminité quand on doit faire face chaque jour à cette bête obscure qu'est l'infertilité?

L'annonce du verdict de l'infertilité est un profond bouleversement.

Je pense que chacune y réagit de manière différente. Moi, j'ai l'impression d'être devenue étrangère à mon propre corps, progressivement :

Au début des essais, ce corps - alors encore dôté de son extraordinaire pouvoir  de transmission de la vie - est perçu comme une nouvelle promesse de bonheur. Choyé, aimé, régulièrement écouté, scruté, observé, chaque signe qu'il envoie est attentivement décrypté dans l'espoir de l'arrivée du miracle de la vie.

Au fur et à mesure que les mois et les années passent , la méfiance s'installe. Ce corps qu'on croyait connaître, ce corps qu'on pensait "ami" devient mystérieux et opaque. Chaque mois il déverse le sang et les larmes. Toujours il déçoit. Il est "différent" parmi ses semblables.

Commencent alors les premières investigations médicales. Ce corps devient une terre inconnue, des personnes en blouse blanche - plus ou moins délicates - partent en explorer le fonctionnement, ou plutôt le dysfonctionnement . Le corps devient chiffres, caractères techniques, mesures. Chaque diagnostic est attendu avec inquiétude et dans l'espoir d'une nouvelle clé pour "comprendre" ce corps qui ignore superbement le désir d'enfant pour lequel il semblait destiné. L'image d'une hystérographie parfaite peut devenir source de joie et de fierté , donnant lieu à d'étranges dialogues au sein du couple :

-Regarde mon amour, comme je suis belle de l'intérieur, mes trompes sont tout à fait perméables, mon utérus a la forme d' un coeur!

Les traitements commencent puis s'enchaînent. Intrusion, dépossession:  Allez madame, on enlève le bas s'il-vous-plaît!
A qui appartient-il ce corps "télécommandé" par l'équipe médicale ?
Et quand arrive le jour de la ponction à la clinique, adieu le vernis à ongles et le maquillage, les derniers signes de coquetterie - pour ne pas dire de dignité - disparaissent au moment de revêtir la panoplie blouse - charlotte - chausson (grand moment de solitude que de se retrouver dans cette tenue ridicule devant l'homme qu'on a choisi comme père de son futur enfant) et lorsque le chirurgien vous attache les jambes au étriers.

La salle de bain où l'on aimait prendre le temps de se prélasser et soigner ce corps, le masser, le crèmer, le parfumer, le rendre désirable ; la salle de bain devient le refuge pour pratiquer les injections, pour pleurer sur un énième test de grossesse négatif, pour pleurer lorsque les règles surviennent.
Miroir, mon beau miroir, qui est cette femme dans le reflet ? Je ne suis pas celle que je suis... regarde ce corps qui a des bleus et qui a gonflé... ce n'est plus le mien. Mieux vaut se cacher sous des pulls un peu plus amples, dissimuler subtilement l'absence d' enfant qui alourdit le corps, un peu comme d'autres cachent une grossesse débutante... quelle ironie la vie.

Dans l'intimité du couple, la féminité en prend aussi un sacré coup. La douleur physique et les effets secondaires dûs aux traitements ont souvent raison du glamour. La notion de plaisir devient secondaire... faire l'amour avec un corps dans lequel on se sent mal c'est difficile. Après chaque échec il faut réapprivoiser ses sensations, réapprendre à faire l'amour par plaisir, essayer d'oublier que "ça ne sert à rien", que c'est juste bon. Pas facile facile...

Alors voilà, être infertile c'est aussi ça : courir après une féminité malmenée, parfois perdue.

Ne pas pouvoir avoir d'enfant est-ce ne pas être vraiment une femme? Je veux croire que non, même si moi-même j'ai souvent tendance à ne pas me sentir "complètement femme" et me dévaloriser toute seule .
Il y a encore des petits riens qui font du bien : une paire d'escarpins pour reprendre un peu de hauteur, un peu de rouge sur les lèvres pour avoir à nouveau envie de sourire.

Il reste aussi le plus important, ce qui sauve : le regard amoureux de l'homme qu'on aime et qui continue de nous trouver belle. Car c'est là que tout a commencé. Bien avant l'infertilité.

 

Repost 0
4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 10:34

Capture-d-ecran-2012-10-04-a-11.07.11.png

 

Il y a parfois des événements qui jalonnent la vie qui vous font reculer, avancer ou encore qui créent des cassures définitives.

L'épisode de cette première FIV "morte dans l'oeuf" - si je puis dire - a constitué pour moi un point de rupture.

Suite à l'annonce de l'échec de fécondation, ca a été direction le psy en urgence.

J'avais déjà fait une psychothérapie l'an passé pendant les inséminations. Il me semblait que ca m'avait aidé, et j'avais cessé lorsque je me suis sentie assez forte pour accepter mon sort et continuer seule le chemin. Avec cette certitude : les efforts allaient payer, un jour je serais mère.

Et puis là, tout a basculé. J'ai mis des mots nouveaux sur la situation, cette situation que j'ai vécu comme une "petite mort".

J'ai regardé ma vie : la vie personnelle , la vie professionnelle. Et j'ai réalisé que ce n'était plus possible. Je ne vis plus : je survis, je serre les dents, je suis en apnée.

Impossible pour moi de continuer à être positive pour notre projet familial pour l'instant. Impossible aussi de retourner travailler.

Cela fait bien 2 ans que je m'accroche tant bien que mal dans un milieu professionnel anxiogène et toxique, sous le joug d'un management par la pression, où la cadence est rythmée par l'urgence en permanence. 6 ans que je suis dans cette boîte. Je suis désormais la plus ancienne. J'ai vu toutes mes collègues qui étaient avec moi au début partir les unes après les autres et/ou tomber enceinte. J'ai vu les nouvelles recrues, y compris mes stagiaires embauchées par la suite, tomber enceinte, une fois, deux fois, puis partir aussi...

Pour ma boss je suis un élément fragile, de par mes difficultés de procréation. Je suis "obsessionnelle" selon ses propres mots. Je n'évolue pas.

Je suis en arrêt depuis 1 mois pour dépression, et je ne peux plus y retourner. Je n'ai plus les ressources pour faire face au rythme, à l'ambiance, aux clients, à la hiérarchie. Etre réactive dans la minute, rendre des comptes en permanence sur l'avancée de mon travail. Avoir peur de ne pas y arriver, de mal faire.

Je culpabilise car je me sens faible, comme une petite fille qui ne veut plus aller à l'école. J'y pense tout le temps. J'ai peur.

Aujourd'hui ma vie est comme suspendue à deux paramètres :

- les résultats des examens qui nous diront si on peut continuer la PMA ou pas et envisager ou pas un avenir familial.

-trouver un moyen de ne pas retourner à ce travail et prendre le temps de me reconstruire pour envisager un nouvel avenir professionnel, différent et où je pourrais m'épanouir et me sentir valorisée.

Je crois que jamais je ne me suis sentie dans une situation aussi inconfortable.

Repost 0
1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 11:33

Plume a lancé un tag portrait chinois, je me lance:

 

- un animal : un oiseau
- une plante : un roseau (ne pas plier...)
- une ville : Paris
- un produit makeup : un anti-cernes
- un produit de beauté : l'huile d'argan parfumée à la rose
- une catastrophe naturelle : une inondation
- une espèce en voie de disparition : Je suis une espèce en voie de disparation telle que je suis et comme je vous parle
- une femme : une femme féconde, ce serait déjà bien
- un homme : Jean Rochefort (j'adore)
- une créature de légende : un sphynx
- une arme : une fronde
- une paire de chaussures : une paire de bottes en cuir
- un accessoire : des boucles d'oreilles
- une fringue : un pull tout doux
- une station de métro : Louise Michel
- un grand magasin : Le Bon Marché
- un personnage de cartoon : Marge Simpson
- une série TV : PJ St Martin (je sais c'est vieux et ça ne passe plus...)
- une opération de chirurgie esthétique : rhinoplastie
- une insulte :  Sale marâtre stérile aigrie
- une plaie / un truc pénible : une injection d'ovitrelle
- une phobie : la phobie de ne jamais devenir mère
- une matière : de la laine
- un créateur de mode : Sonia Rykiel
- un bouquin : L'insoutenable légèreté de l'être
- un smartphone :  un Iphone (blanc)
- un plat : La tomate-mozzarella
- une chanson : Porque te vas

 

Et vous?

Repost 0
29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 18:51

Capture-d-ecran-2012-09-29-a-18.59.13.png

Ca fait encore mal...

Bravo Dame Nature, encore une fois tu m'as eue.

Tu as eu les médecins aussi. Même dans un tube mes ovules et ses spermatozoïdes, ces petites cellules d'amour, se font la gueule.

Je me demande ce que tu me réserves pour la suite.

J'attends. Pour changer.

Repost 0
15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 09:16

  collagemaiaflore-copie-1.png

 collage © Maia Flore
www.maiaflore.com

Et oui la vie parfois c'est vraiment de la merde. Depuis 4 ans ça a tendance à se répéter un peut trop à mon goût.

Heureusement il y a des gens comme vous qui permettent de supporter un peu mieux ces moments incroyables et je vous dis un grand merci à toutes d'avoir pris quelques minutes pour m'envoyer à chaque fois quelques lignes réconfortantes. C'est précieux.

Je suis encore sonnée, sous le choc.

Chaque matin en me réveillant, je me pince pour voir si c'est la réalité ou juste un mauvais rêve.  Mon esprit n'accepte pas ce "4% de chances que ça arrive",ce "rien".

Je visualise mon patrimoine de gamètes comme des cohortes d'ovules en acier blindé inoxydable*, ou des perles de verres transparentes et vides, des pois-chiches, du tapioca , des m&m's ... Une imposture en fait.

Je guette chaque matin au courrier l'arrivée des ordonnances qui permettront d'explorer ma constitution génétique. Où est l'erreur?

Je googeulise frénétiquement : "échec total de fécondation FIV avec 7 ovocytes", " FIV sans transfert", "anomalie chromosomique ovocytaire", " mauvaise interaction gamétique"... Je lis tout et son contraire. Il ya les échecs de fécondation en FIV qui ont ensuite donné moultes embryons à la FIV d'après ou en FIV ICSI. Il y aussi les cas où ça n'a fait qu'empirer : l'échec de fécodation en FIV s'est répété en ICSI  ou bien les quelques embryons obtenus étaient tellement mauvais qu'ils n'ont pas survécu. Il y a aussi celles qui sont dans ce cas alors qu'elles ont eu un enfant naturellement avant, ou celles qui tombent enceinte naturellement une fois qu'elles ont tout arrêté... Bref, ce que je retiens surtout c'est que c'est surtout "pas d'chance" une fois de plus. De quoi devenir dingue.

Quand je pense que je me suis farcie Solenn pendant toutes mes vacances: "c'est maaaagnifique, aaaaaaaagréable", "prenez un instant pour penser à ce que vous aimeriez dire à vôôôôôtre futur eeeeenfant",
"visualisez votre ventre qui va accueillir des embryons de bonne qualité".

Ta gueule Solenn. La lumière dorée n'a jamais atteint mes ovaires. Je voulais te le dire.

J'ai besoin d'avancer, vite.

Et si vous avez des méthodes pour forcer son esprit à arrêter d'envisager le pire. je prends.

* l'image qui me vient à l'esprit en fait c'est celles des "gluons" dans Téléchat, ça parlera aux vieilles comme moi qui étaient enfants dans les années 80

Repost 0
8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 10:47

Sur 13 ovocytes, 7 étaient mûrs et fécondables, 5 immatures, et 1 vide.

La fécondation ne s'est pas faite car il y a visiblement un problème d'interaction entre les gamètes. Les spermatozoïdes, tous vaillants qu'il soient, n'adhèrent pas à la membrane.

Etant donné que je n'ai jamais été enceinte de ma vie et que Mr a déjà conçu 2 fois, et qu'en plus les paramètres spermatiques sont normaux, le Dr D. penche pour une anomalie ovocytaire et souhaite poursuivre les investigations en ce sens.

Cette anomalie pourrait être d'ordre génétique. Je vais recevoir chez moi des prescriptions pour des analyses génétiques. Dont un caryotype. Il paraît que les anomalies sont rares. Mais bon... l'échec total de fécondation l'est aussi.

En fonction des résultats il sera décidé de poursuivre soit en ICSI, soit en ICSI avec DPI (diagnotique pré-implantatoire) soit ... je préfère ne pas y penser.

J'ai peur. Je suis effondrée. Mon intuition était donc bonne: je suis un monstre avec des ovocytes tout pourraves et si la nature empêche que je me reproduise c'est pour une bonne raison.

Mon intuition me dit que la suite va être encore plus compliquée et qu'on n' est pas au bout des mauvaises surprises.

L'espoir d'être enceinte un jour est en train de fondre comme neige au soleil...

Repost 0

Présentation

  • : In the waiting line... chroniques d'une infertile
  • In the waiting line... chroniques d'une infertile
  • : Mon combat pour avoir (peut-être) un bébé un jour.
  • Contact

Profil

  • WaitingLine
  • Jeune trentenaire, parisienne, nullipare et belle-mère qui aimerait aussi devenir mère tout court.
  • Jeune trentenaire, parisienne, nullipare et belle-mère qui aimerait aussi devenir mère tout court.

PARCOURS

2009

Mars  : on va avoir un bébé, normalement, naturellement évidemment. L'homme a déjà un petit.

Septembre  : premiers doutes et début des examens pour moi: Dosages hormonaux, échographies, hystérographie...tout est normal. On attend.

2010

Juillet :  Monsieur se décide à faire son spermogramme >  8% de typiques. On flippe un peu.

2011

janvier : nouveau spermogramme: 15 % de typiques. Finalement on est quasi dans la norme. On nous classe dans la catégorie "infertilité idiopathique". Rien ne nous empêche de concevoir paraît-il...Ca peut marcher naturellement ou pas, ou maintenant ou dans 10 ans...  On est désorientés.

février : IAC 1 , réalisée dans un cabinet privé - négative. Découverte d'un polype lors d'une des échographies de monitoring.

Mai : hystéroscopie sous AG pour enlever le polype. En fait il n'y avait pas de polype.  Qu'ils sont drôles ces échographes!

septembre  : RDV centre AMP - IMM- En route pour la suite des IAC. On y croit.

novembre  : IAC 2- négative. On s'accroche on continue.

2012

janvier  : IAC 3 - négative. On doute.

février : IAC 4 - négative. On est découragés.

mars  : IAC 5 - négative, bien sûr. On n'en peut plus.

avril : L'hypothèse du "pas de chance / idiopathique" me déprime et m'agace au plus haut point. Pause de quelques mois pour cause de grosse fatigue morale et physique. Consultation auprès d'un nouveau gynéco pour un second avis. On est très fatigués.

juillet: Changement de centre. Nouveau départ. Nouvel espoir.

septembre : FIV 1 - 13 ovocytes - 0 embryon -ca s'appelle un " Echec total de fécondation".On est anéantis.
Dépression.

octobre : Caryotypes et X fragile OK.

novembre :  Hystéroscopie : ablation de 3 polypes.


2013

février : FIV ICSI 1 bis. 1 embryon transféré. 5 sur la banquise.



 

 

Recherche