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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 09:08

Pleurer, pleurer, pleurer.

Ne rien réussir à faire de sa journée

S'endormir tant bien que mal. Se réveiller en pleine nuit et se reprendre la réalité en pleine face: "ah oui c'est vrai, échec total de fécondation".

Ne pas se rendormir.

Avoir mal au ventre. Crier de chagrin plus que de douleur.

Entendre l'homme passer le coup de fil au labo à 7H30 dans la pièce à côté. Comprendre à sa manière de raccrocher que la mauvaise nouvelle est bien confirmée.

Le regarder partir travailler.

Se faire un thé qui n'a aucun goût.

Se demander pourquoi? Comment?

Pleurer encore.

Attendre le coup de fil du Dr. D. en espérant quelques bribes d'explications.

Redouter une autre mauvaise nouvelle.

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 10:03

coup de fil du labo.

Malheureusement pas de fécondation

Rappeler demain à 7h30 pour voir si fécondation tardive.

Tout s'écroule...

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 09:01

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La ponction a eu lieu hier et s'est bien passée.

Je n'ai même pas vu le Dr D après mon réveil, c'est Mr Waitingline qui m'a annoncé le résultat de la ponction : 13 ovocytes. Je n'en espérais pas autant ... j'étais heureuse et fière. J'espère qu'ils sont de bonne qualité.

Ce n'est qu'hier soir que mon corps s'est vraiment réveillé a pris conscience de ce qui s'était passé. Du coup je reste allongée pour le moment et je me shoote au spasfon et au paracétamol.

En fait, j'était moins stressée une fois sur place à la clinique que pendant les 48h qui ont précédé. Il faut dire que l'ambiance a été assez particulière au bureau. La hiérachie m'a fait sentir à coups de petites remarques sournoises que mon absence était "comprise" vu les circonstances, mais que "quand même ça tombait mal avec le rush de la rentrée" et que je les mettais dans une situation difficile. Elles m'ont harcelée pour savoir quelle serait la durée exacte de mon arrêt de travail alors que je ne le sais même pas moi-même. J'ai dû inventer, j'ai dit une semaine.

voilà... on attend fébrilement de savoir si nos petites cellules d'amour ont pu se rencontrer. Ce serait un événement pour nous après toutes ces années de vide, d'incertitude et d'incomphréhension

Juste savoir que c'est possible...

To be continued...

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 15:07

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12 x provamès + 9 x GonalF+ 4 x cetrotide + bcp d'amour = ?

 

Mais en fait ça fait déjà un peu 3 semaines que je suis rentrée.

Je passe sur les vacances qui ont été en demi-teinte, pour cause de, dirons-nous , "tensions inhérentes au fait de vivre avec un homme qui a déjà un enfant en phase de pré-adolescence, situation parfois incompatible avec la lassitude à tendance dépressive de la marâtre, infertile primaire de son état" ... j'aimerais tant ne plus juste être cette "marâtre". J'aimerais tant que cette famille s'agrandisse, qu'on trouve un équilibre, me sentir enfin légitime.

Donc cette rentrée a été un peu particulière pour moi car je suis déjà en plein dans la première FIV.

Le traitement a débuté sur mon lieu de vacances, avec la prise des premiers cachets de provamès. Puis de retour à Paris le rendez-vous avec l'anesthésiste à la clinique. Puis depuis une semaine les injections, depuis 3 jours on poursuit la stim tout en bloquant à coup de cetrotide.

Le premier contrôle a eu lieu jeudi dernier, avec 7 follicules qui semblaient bien partis. Par contre un endomètre déjà à 16 (effet du provamès? Je vois mal comment un embryon pourrait s'y lover sans finir asphyxié... même si le Dr D. ne semble pas inquiet), et toujours le fameux polype bien visible (celui qui avait disparu par magie lors de l'hystéroscopie il y a un peu plus d'un an).

Bref... en demi-teinte encore.

Demain nouveau contrôle. Je ne réalise pas bien que la suite (si suite il y a) est toute proche...

Nous avançons pas à pas, impatients et inquiets tout à la fois.
Nous avons très envie d'y croire. De croire que le bout du chemin est pour bientôt, que notre petit bonheur nous attend pas loin.

C'est sans doute l'euphorie de la "première fois".
Je me souviens lors de la 1ère IAC je me sentais quasi enceinte en sortant du cabinet du médecin. Alors que pas du tout !

Alors prudence... la PMA c'est aussi ça : tout un art de calmer sa joie.

Je pense fort à celles qui ont eu un été bien difficile, je pense à ces petites vies qui se sont envolées. Comme vous êtes fortes, comme vous êtes belles. Vous êtes des Mamans avec un grand M.

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 10:20

Tout à l'heure nous récupérons l'enfant pour un mois. Le mois avec sa maman vient de se terminer, et donc mon mois en tête à tête avec son père (mon mois de vie de femme  presque normale) aussi.

Mr Waiting Line est fou de joie à l'idée de retrouver son fiston tout à l'heure.

Moi je suis plutôt silencieuse et je plonge le nez plus longuement dans mon thé ce matin. Bouh! La vilaine marâtre qu'est pas contente de retrouver son beau fils!

"Enfin chérie, c'est un enfant, ça doit être gai!".

> Incompréhension.

Il a raison, aprés tout cet enfant n'est que le résultat de la rencontre d'un de ses spermatozoïdes avec un ovocyte de son ex. Rien que de trés ordinaire...

> Solitude

Nous avons tout de même eu 3 jours loin de Paris ensemble.

3 jours de plage et de soleil.

Mais comme je suis "obsessionnelle" n'est ce pas, l'infertilité m'a poursuivie jusque sur ma serviette de bain.

Planquée derrière mon bouquin et mes lunettes de soleil, j'ai passé de longs quarts d'heure à observer les mamans et leurs petits. Comme fascinée. J'ai regardé leurs corps, leurs attitudes. J'ai passé le longs moments à chercher ce qui me différenciait d'elles. Elles : les mamans.  Elles qui ont réussi à porter la vie, elles qui ont donné naissance à ces tout petits bouts adorables qui barbotent au bord de l'eau.

Allongée sur le sable au soleil les yeux fermés, ou en train de siroter un rosé face à la mer, je me suis surprise à penser aux échographies et aux prises de sang, à me dire qu'il fallait que je pense à demander un devis à la clinique pour ma mutuelle, j'ai commencé à angoisser sur la manière dont j'allais annoncer mon arrêt de travail pour la ponction. D'ailleurs la simple idée de retourner dans cette boîte mi -août, de me rasseoir à ce même bureau avec ces mêmes collègues, de certainement apprendre une 11ème grossesse (je les compte) d'ici la fin de l'année. Tout cela me semble insurmontable. Je pense de plus en plus à la démission.

Comment vais-je faire gérer tout ça, les allers-retours, l'échec probable, faire bonne figure devant les autres,  un énième Noël de merde, etc...

Alors voilà, la stérilité est en train de me niquer mes vacances.

Mais finalement, n'est-ce pas une histoire de destin?

J'ai réalisé que j'avais toujours eu des difficultés pour les choses importantes de la vie : j'ai eu des difficultés à grandir (physiquement parlant), j'ai eu des difficultés dans mes études, j'ai eu des difficultés dans ma vie amoureuse de jeune adulte, j'ai eu des difficultés pour vivre l'homme avec qui je vis aujourd'hui. Rien n'était gagné d'avance jamais, il a fallu se battre à chaque fois, ça a pris du temps à chaque fois.

Alors il apparaît presque logique que le fait de devenir mère ne va pas de soi en ce qui me concerne. Va falloir le mériter.

Dire qu'il aura fallu plus de 3 longues années pour parvenir en FIV et peut-être enfin mettre en lumière le vice caché qui fait de moi une étrangère parmi ses semblables, jusque sur la plage de mes vacances.

Il est temps de mettre ce blog en pause. Je ne fais qu'écrire des billets plus déprimants les uns que les autres. J'en viens même à me demander si je n'entretiens pas toute seule la spirale de l'échec, si ce blog ne me porte pas la poisse. Je ne sais plus quand l'espoir m'a quittée. Je crois que c'était quelque part entre la 4ème et la 5ème insémination.

Je sais que je dois aller au bout du chemin pour ne rien regretter, mais c'est comme si l'échec s'était incrusté dans mon cerveau. Il aura fallu que je me retrouve sur une jolie plage au soleil pour en prendre pleinement conscience.

Et aujourd'hui je ne sais plus comment me sortir de ce fatalisme.

 

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 12:42

Je dois vous avouer quelque chose. Je suis folle. J'étais déjà un peu dingue avant, mais l'infertilité n'a rien arrangé, bien au contraire.

Depuis un peu plus de 3 ans je m'efforce de me rendre à l'évidence : je ne suis pas capable d'avoir un bébé.

Et pourtant... pourtant parfois au monop' , entre le rayon gel douche et celui du maquillage... ben tout à coup je "pète un câble", je craque sur un truc pour bébé et je fonce à la caisse en retenant mon souffle.

Parce que moi l'infertile, j'ai pas le droit de faire ça.

Alors en rentrant je planque, je mets de côté :

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Et juste après je m'en mords les doigts et je me dis que c'est pas bien, que ça va me porter malheur c'est sûr et que ces toutes petites chaussettes je finirai par les offrir au bébé d'une autre évidemment, comme toujours.  Et la honte m'envahit.

Folle.

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 09:15

De K.O on est passés à O.K en sortant de notre rdv avec Dr D.

Simple, direct, efficace.

Ca fait du bien de ne pas se sentir infantilisée.

Je suis repartie avec dans mon sac une petite liasse d'ordonnances pour le traitement, dont une de vitamines pour être "gonflée à bloc". Un rendez-vous à prendre avec l'anesthésiste. Pas de rendez-vous biologiste par contre... sur le coup je n'ai pas tilté. J'espère que ce n'est pas un oubli.

Ca y est nous y sommes la FIV nous attends à la fin de l'été. Il va falloir bien se reposer.

J'ai vécu la suite de la semaine dans un étrange mélange d'excitation et d'appréhension (plus des possibles échecs que du protocole).

Une nouvelle inquiétude aussi a vu le jour : la conciliation du traitement avec la vie professionnelle. J'exerce une profession dans le secteur de la communication, au sein d'une agence, où il est quasiment impossible de décrocher vraiment.

L'une de mes supérieures qui est au courant de mon souci et que j'avais prévenue de mon retard lundi rapport au rdv chez Dr D. m'est tombée dessus dès que je suis rentrée au bureau pour savoir "quand est-ce que ça va se faire". Question de planning à gérer j'imagine...

Et depuis quelques jours la big boss est étrangement agressive avec moi.

Je panique. La dernière fois que j'ai pris un arrêt maladie (1 semaine, il y a 3 ans), j'ai dû retourner au boulot au bout de 3 jours tellement c'était au final moins reposant, et surtout hyper culpabilisant d'être bombardée d'appels et de textos toute la journée sur mon portable.

Je suis de nature anxieuse, et j'ai peur de ne pas tenir le choc du stress du boulot cumulé au stress de la FIV.

Rien ne peut jamais être simple...

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7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 11:33

pour vos mots suite à ce dernier billet. Vraiment ça m'a permis de me sentir moins seule face à ce monde médical qui n'est pas toujours à la hauteur de notre détresse.

Le rdv avec Dr.B avait été pris pour clore le chapitre des IAC et peut-être aussi dans l'espoir d'avoir quelques explications sur les 5 échecs successifs.

C'est donc assez décontractée que je m'y suis rendue. Il faisait beau.

Erreur! C'était sans compter sur la raideur de Dr. B. Je n'étais pas préparée psychologiquement à recevoir ses mots.

Stupeur. Colère. Tristesse.

Je me suis défendue ne croyez pas. A coup de " s'il vous plait docteur ne me parlez pas comme si j'étais une demeurée", "l'usure des échecs au bout de 3 ans d'essai dont 1 de traitement ça fait sens pour vous ou pas?", "Vous êtes en train de m'expliquer que vous me jugez trop faible psychologiquement pour supporter une FIV?".Le ton est monté.

Mr WaitingLine lui est rentré dedans aussi quand elle nous a dit que notre infertilité était "un peu inexpliquée":

- Pardonnez-moi Docteur, mais vous entendez quoi par "un peu"?

C'était limite comique.

Le discours sur l'adoption a été le coup de grâce. Pas parce que je suis contre l'adoption,je trouve que c'est magnifique d'adopter,  mais parce que pour le moment je n'arrive pas à m'y projeter. Je rêve encore de porter notre bébé dans mon ventre. Le combat de l'adoption, toutes les démarches administratives, le "jugement" des services sociaux qui décident de votre capacité ou non à être parents... bref je ne suis pas prête pour tout ça, même si ça reste dans un coin de ma tête comme un autre chemin possible, un jour.

Puis j'ai lâché. J'ai craqué en sortant. Sur le trottoir devant l'hopital je l'ai rhabillée pour les 3 prochains hivers.

La page est tournée, dommage que ce soit dans ces conditions, mais c'est bien fini. Dr B. a facilité notre choix, notre décision de changer de centre.

Donc lundi matin un autre chapitre commencera. Car en PMette bien organisée qui ne met pas tous ses oeufs dans le même panier (!) j'avais calé le rdv avec Dr.D.dans la foulée.

Qu'il est long le chemin...

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inthewaitingline
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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 00:53

K.O

C'est comme ça que je me sens depuis 17h, heure a laquelle je suis sortie de chez le dr B. Après l'avoir écoutée tenter de me convaincre de faire une 6eme insémination, parce que la FIV c'est "trèèèes lourd, trèèès éprouvant vous n'imaginez pas Madame WaitingLine" et puis aussi l'avoir écoutée nous dire que ce serait bien qu'on pense a l'adoption dès maintenant parce qu'en moyenne c'est 5 a 7 ans pour avoir un enfant par l'adoption. J'ai entendu aussi " vous savez les envies ne collent pas a la réalité" ( sans déconner!! Je savais pas...) et qu'avec le traitement FIV mon corps allait se "déformer". Une fois dehors j'ai fondu en larmes. Je vais essayer d'oublier ce rendez- vous, cette femme, cet endroit. Ça va être difficile, je crois que ses mots vont résonner dans ma tête tout l'été. Après tout comme elle l'insinuait, je ne suis peut-etre pas assez forte pour la FIV, et puis peut-être que la médecine ne peut rien pour l'inexpliqué...
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inthewaitingline
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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 18:16

http://www.cngof.asso.fr/D_PAGES/conf2009/confs2009/1/flash/Media/index.htm

Enfin j'y vois un peu plus clair, et surtout je suis persuadée que la FIV permettra de mettre en lumière le pourquoi de mon énigmatique stérilité...

Pitié que cette année s'achève, je n'en peux plus de "2012 la loose". Allez... on a déjà fait la moitié. Plus que 6 mois...

Pour commencer 2013 je rêve d'être maman enfin à mon tour  c'est sûr, mais si ce n'est pas le cas j'espère qu'au moins je saurai pourquoi. Pour pouvoir accepter.

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inthewaitingline
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Présentation

  • : In the waiting line... chroniques d'une infertile
  • In the waiting line... chroniques d'une infertile
  • : Mon combat pour avoir (peut-être) un bébé un jour.
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Profil

  • WaitingLine
  • Jeune trentenaire, parisienne, nullipare et belle-mère qui aimerait aussi devenir mère tout court.
  • Jeune trentenaire, parisienne, nullipare et belle-mère qui aimerait aussi devenir mère tout court.

PARCOURS

2009

Mars  : on va avoir un bébé, normalement, naturellement évidemment. L'homme a déjà un petit.

Septembre  : premiers doutes et début des examens pour moi: Dosages hormonaux, échographies, hystérographie...tout est normal. On attend.

2010

Juillet :  Monsieur se décide à faire son spermogramme >  8% de typiques. On flippe un peu.

2011

janvier : nouveau spermogramme: 15 % de typiques. Finalement on est quasi dans la norme. On nous classe dans la catégorie "infertilité idiopathique". Rien ne nous empêche de concevoir paraît-il...Ca peut marcher naturellement ou pas, ou maintenant ou dans 10 ans...  On est désorientés.

février : IAC 1 , réalisée dans un cabinet privé - négative. Découverte d'un polype lors d'une des échographies de monitoring.

Mai : hystéroscopie sous AG pour enlever le polype. En fait il n'y avait pas de polype.  Qu'ils sont drôles ces échographes!

septembre  : RDV centre AMP - IMM- En route pour la suite des IAC. On y croit.

novembre  : IAC 2- négative. On s'accroche on continue.

2012

janvier  : IAC 3 - négative. On doute.

février : IAC 4 - négative. On est découragés.

mars  : IAC 5 - négative, bien sûr. On n'en peut plus.

avril : L'hypothèse du "pas de chance / idiopathique" me déprime et m'agace au plus haut point. Pause de quelques mois pour cause de grosse fatigue morale et physique. Consultation auprès d'un nouveau gynéco pour un second avis. On est très fatigués.

juillet: Changement de centre. Nouveau départ. Nouvel espoir.

septembre : FIV 1 - 13 ovocytes - 0 embryon -ca s'appelle un " Echec total de fécondation".On est anéantis.
Dépression.

octobre : Caryotypes et X fragile OK.

novembre :  Hystéroscopie : ablation de 3 polypes.


2013

février : FIV ICSI 1 bis. 1 embryon transféré. 5 sur la banquise.



 

 

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