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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 11:33

On continue en gardant les mêmes doses de Menopur, et à partir de ce soir on ajoute une injection d'orgalutran.

Prochain contrôle mardi prochain.

Chaque écho est une épreuve en soi. Je pensais y être habituée mais à chaque fois je me fais avoir. La peur de découverte d'une anomalie, un polype, un kyste, un endomètre bizarre... cette peur m'assaille à chaque fois.

Je suis en pleine FIV et je me rends compte aussi que je n'arrive plus du tout à me projeter dans la maternité et je culpabilise.

Je n'arrive plus à m'imaginer enceinte, ou tenant un bébé dans mes bras. Ce bonheur me semble interdit, j'ai trop souffert.

Je me pique comme une machine parce qu'il le faut, mais je suis conditionnée à l'échec.

 

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 10:13

Nous voilà à J6 avec la première écho.

Ovaire droit:
- 13 images folliculaires inférieures à 9 mm: 7, 7, 6, 5, 5, 5, 5, 4, 4, 4 et 4.(c'est chiant à lire hein...?)

Ovaire gauche:
-4 images folliculaires entre 10 et 13 mm: 12, 11, 10 et 10.
- 6 images folliculaires inférieures à 9 mm : 8, 7, 6, 6, 6 et 6.

Endomètre hyperéchogène, de type fibreux, présentant une épaisseur de 8,7 mm > l'échographe ne m'a rien dit là dessus je l'ai découvert sur le compte-rendu, mais ça ne me dit rien qui vaille... faut pas que j'aille sur Google je sens.

Je lui ai parlé du fiasco de la dernière FIV avec les 13 ovocytes en échec total de fécondation. Ce à quoi il m'a répondu qu'on mesurait les follicules mais qu'au final ça ne nous donnait que peu d'indication sur la qualité ovocytaire. Très rassurant...

J'espérais une écho parfaite et encourageante. Tu parles...

Sinon question symptômes, ben j'me sens pas belle, gonflée, les yeux cernés, d'une humeur de dogue allemand.

On verra ce soir si on poursuit ou si ça s'arrête là (notez l'optimisme qui m'habite à l'heure où je vous parle.

Parfois l'absurdité de toute cette usine à gaz me saute au visage. Tant d'efforts pour au final quoi? Une toute petite chance supplémentaire? Que peut vraiment la science pour un cas comme le mien?

Comme l'explique le Pr Frydman dans le Monde, faire de la PMA c'est s'engager dans un protocole médical "en croisant les doigts et en priant". Un peu dérisoire quand même par rapport au désir d'enfant qui nous prend aux tripes et auquel la plupart des françaises , ces "championnes de la fécondité", accèdent souvent sans difficulté.

Je trouve ma vie un peu beaucoup ridicule...

Sinon voyons les côtés positifs : quand t'es sans emploi pendant ta PMA ça change la vie.

Au lieu de se speeder en sortant du cabinet de radiologie et de courir vers le métro en essayant de plier en 4 ton écho qui rentre pas dans ton sac tout en consultant le 3ème texto de ta boss qui te somme de rappeler Monsieur Ducon ou Madame Relou de toute urgence... tu marches tranquillou vers le labo pour la prise de sang, puis après tu passes au bureau de presse acheter quelques magazines de poufiasse.

Ensuite tu te poses dans un café pour prendre un grand crème dans lequel tu trempes ton speculoos et tu t'extasies pendant une bonne demie-heure sur tes ovaires et ta muqueuse.

Le bonheur quoi...

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Présentation

  • : In the waiting line... chroniques d'une infertile
  • : Mon combat pour avoir (peut-être) un bébé un jour.
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  • Jeune trentenaire, parisienne, nullipare et belle-mère qui aimerait aussi devenir mère tout court.
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PARCOURS

2009

Mars  : on va avoir un bébé, normalement, naturellement évidemment. L'homme a déjà un petit.

Septembre  : premiers doutes et début des examens pour moi: Dosages hormonaux, échographies, hystérographie...tout est normal. On attend.

2010

Juillet :  Monsieur se décide à faire son spermogramme >  8% de typiques. On flippe un peu.

2011

janvier : nouveau spermogramme: 15 % de typiques. Finalement on est quasi dans la norme. On nous classe dans la catégorie "infertilité idiopathique". Rien ne nous empêche de concevoir paraît-il...Ca peut marcher naturellement ou pas, ou maintenant ou dans 10 ans...  On est désorientés.

février : IAC 1 , réalisée dans un cabinet privé - négative. Découverte d'un polype lors d'une des échographies de monitoring.

Mai : hystéroscopie sous AG pour enlever le polype. En fait il n'y avait pas de polype.  Qu'ils sont drôles ces échographes!

septembre  : RDV centre AMP - IMM- En route pour la suite des IAC. On y croit.

novembre  : IAC 2- négative. On s'accroche on continue.

2012

janvier  : IAC 3 - négative. On doute.

février : IAC 4 - négative. On est découragés.

mars  : IAC 5 - négative, bien sûr. On n'en peut plus.

avril : L'hypothèse du "pas de chance / idiopathique" me déprime et m'agace au plus haut point. Pause de quelques mois pour cause de grosse fatigue morale et physique. Consultation auprès d'un nouveau gynéco pour un second avis. On est très fatigués.

juillet: Changement de centre. Nouveau départ. Nouvel espoir.

septembre : FIV 1 - 13 ovocytes - 0 embryon -ca s'appelle un " Echec total de fécondation".On est anéantis.
Dépression.

octobre : Caryotypes et X fragile OK.

novembre :  Hystéroscopie : ablation de 3 polypes.


2013

février : FIV ICSI 1 bis. 1 embryon transféré. 5 sur la banquise.



 

 

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