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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 11:29

Fallait pas y aller au BHV un samedi après-midi de pré-rentrée. Avais-je vraiment besoin de la trouver tout de suite cette poignée de tiroir?

Samedi 27 août, le BHV au 4ème étage rayon déco, c'était le rendez-vous des jeunes couples qui glanent la lampe, le rideau, le coussin pour la chambre de bébé. Généralement madame avance avec un air déterminé en caressant son ventre ou en se massant le dos, et monsieur suit docilement (on sent bien que ça le fait chier parfois...) en traînant le chariot. C'est la maternité dans toute sa gloire.

Et au milieu d'eux il y avait moi (pas que hein mais c'était comme si...) qui cherchait ma poignée de tiroir, et je me suis sentie assez pathétique parce que question déco / ameublement ce qui me fait fantasmer, les objets du désir le plus ardent dans mes rêves les plus fous c'est : 

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et aussi ça :

mobile.png

et la jouissance ultime pour moi ce serait un jour de me faire une séance shopping pour acquérir les objets ci-dessus, et je serais vêtue de mon autre objet du désir du monde magique de celles qui savent faire des enfants... ça!

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Les vacances dans la maison perdue au fin fond d'un champ d'oliviers m'avaient permis de faire un break de ce symptôme de "l'étrangère parmi ses semblables" qui me colle à la peau, et qui est douloureux par rapport à mon histoire de petite fille.

Et voilà que dès le retour à Paris ça recommence, d'abord avec unetelle qui est tombée enceinte sous implant contraceptif, ensuite avec untel croisé dans la rue dont la compagne a découvert sa grossesse alors qu'elle allait consulter pour un mal de ventre. Et puis le BHV, tu y entres tu es une femme normale, toute contente de retaper un meuble ancien trouvé dans la rue et tu ressors tu es la nullipare infertile, tu as ta poignée de porte mais ta bonne humeur s'est perdue entre le rayon stickers muraux et les tringles à rideaux. Différente. Jalouse. Triste.

En temps d'infertilité, il fait bon vivre loin des grandes villes, loin des gens aussi en fait.

J'ai arrêté de fumer il y a 3 mois. J'adorais fumer, mais dernièrement je n'y prenais plus aucun plaisir car j'y voyais une potentielle cause de mon infécondité, et le discours des médecins allant aussi dans ce sens, je voulais être clean pour mon rdv à l' AMP de l'IMM en septembre. C'est bien connu : où il y a de la gêne il n'y pas de plaisir. La culpabilité l'a emporté sur le plaisir, et c'est très bien comme ça. Mais quand même parfois... hier après-midi devant le BHV rue de Rivoli, avec ma petite poignée de tiroir dans mon sac, et en attendant que le déluge cesse, j'aurais bien fumé une clope... juste pour le réconfort.

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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 15:39

sur FB maintenant on peut spécifier "enfant attendu" dans son statut familial, vous voyez là tout en bas:

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Je traduis : ça veut dire enceinte, c'est pas pour les filles comme nous qui attendent un enfant qui vient pas hein. C'est juste une traduction littérale maladroite. De toute manière, qui sur FB aurait-on envie d'informer de cela?

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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 09:09

Et voici une nouvelle rentrée. Les vacances sont passées si vite, j'ai déconnecté de tout (sauf d'une chose bien sûr, lectrice infertile tu sais de quoi je parle..). Comme prévu j'ai passé de longues heures au bord de la piscine, bercée par le chant des cigales, à laisser le soleil me réchauffer et à rêver.

Soleil, détente, éloignement du stress familial et professionnel, toutes les conditions réunies pour favoriser la conception de l'enfant tant attendu me direz-vous...  Jusqu'au jour où débarque le cadeau mensuel, et soudain tout fait chier : les cigales, le soleil, la piscine... même le rosé a mauvais goût.

J'ai perdu 3 jours de vacances tellement j'étais triste, tellement l'été et les vacances me paraissent le temps de tous les possibles, de tous les changements. Tellement je me fais avoir à chaque fois...

Dans mon stock de bouquins j'avais emmené, dans l'optique de notre entrée à l'hopital en septembre, un ouvrage intitulé "Docteur je voudrais un bébé". Je ne sais pas si certaines d'entre vous l'ont lu, mais moi je l'ai jeté à la poubelle après "Les 8% de couples dont l'infertilité est inexpliquée n'auront probablement jamais d'enfant". Comme ça, dans ta gueule.  La lecture de cette phrase m'a anéantie*.  L'année prochaine je ne prendrai que des romans.

J'ai bien conscience que la plupart de mes billets sont tristes, mais ce serait mentir que de faire comme si, alors que non. Amies lectrices je vous  invite à venir vous lamenter sur mon blog, ici on peut chouiner sans retenue, n'hésitez pas à vous répandre en commentaires désespérant.

Et en passant toutes mes félicitations à :

 Melle B!

qui a fabriqué un bébé, et à qui je tire mon chapeau pour avoir su garder son sens de l'humour (et m'avoir bien fait rire !) tout au long de l'attente. L'humour serait-il un remède à l'infertilité?

De mon côté je vais tenter de me "positionner psychologiquement"dans une posture de battante, car dans moins d'un mois c'est l'hopital, que je n'ose pas croire au miracle du dernier cycle bien évidemment, et qu'il faut bien que je me fasse une raison : pour moi pas d'enfant couette il me faudra

Image 2

NB1: vous aurez peut-être reconnu le slogan d'une célèbre marque de tampon avec laquelle je songe à mettre en place un partenariat si ça continue.

NB2 : L'une d'entre vous a-t-elle déjà tenté l'hypnose?

* les médecins que nous avons vu jusqu'ici nous ont tous dit que le problème de monsieur n'était pas du tout rédhibitoire, que de mon côté tout allait bien, et que donc notre incapacité à nous reproduire était "inexpliquée".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 10:49

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des fleurs par milliers, 27 bouquetins et 3 marmottes.

J'ai marché sans m'arrêter, j'ai tenté de vider mon esprit, pour n'être plus qu'un corps en action, un pas après l'autre ne plus avoir qu'un seul but : respirer, tenir sur ses jambes, atteindre le sommet de la montagne. J'ai suivi l'homme (presque) sans me plaindre malgré la douleur physique.

J'ai pleuré en montant, pleuré en descendant, pleuré devant la nature, pleuré sur le vide dans mon ventre qui m'a accompagné tout le long (même à 2800m il est là, et dans le ELLE de cette semaine acheté au tabac-presse du fin fond du trou du cul du Queyras, encore un article sur les médecines douces comme solutions à l'infertilité inexpliquée), mes 32 ans révolus, l'incompréhension blessante de mes parents. Bref, j'ai pleuré encore!

Ce qui est bon après ces quelques mois,  c'est que mon couple a retrouvé son souffle, sa force d'avant l'infertilité. Cette pause a été bénéfique et nous a réunis. Je crois qu'il a pris conscience de l'année que j'ai vécue, de la difficulté de vivre tout cela aussi bien intérieurement dans mon identité de femme, que socialement dans la vie de tous les jours. Nous ne sommes pas prêts pour ce qui nous attend à la rentrée... qui peut l'être? Mais nous sommes soudés et déterminés, ce qui est déjà beaucoup.

Demain nous repartons pour 15 jours, cette fois avec le petit d'homme. Après un délicieux mois de tête à tête je vais à nouveau redevenir belle-mère et j'appréhende car en ce moment j'assume très mal ce rôle. Belle-mère d'accord, infertile d'accord, les deux ensemble c'est tout juste pas possible parfois...je ne trouve pas une place qui me convient.

Je pense aussi à ce que va être cette rentrée sur le plan professionnel et surtout qu'il devient urgent pour ma santé mentale de choisir une autre voie... même si je doute de la compatibilité avec le cross médical qui m'attend dès septembre.

J'espère trouver des solutions au bord de la piscine, au son du chant des cigales, avec un stock de livres et un petit rosé comme il faut... entre deux parties de badminton!

Je vous souhaite de belles vacances et espère vous retrouver toutes en forme à la rentrée, et lire de bonnes nouvelles sur vos blogs à mon retour!

 

 

 

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 13:55

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Je suis rentrée. Pendant presque une semaine j'ai vécu avec la collègue qui sait faire un enfant, du petit matin jusque tard le soir.

J'ai regardé ses robes d'été laissant deviner le ventre de 5 mois en trouvant ça beau, j'ai observé ses mains caresser plusieurs fois par jour le trésor en devenir en m'émerveillant, je l'ai écoutée avoir faim, soif, mal au dos. J'ai regardé tout le monde la féliciter de la perspective de l'heureux événement et lui ordonner de se ménager,  de prendre garde à la chaleur, au soleil, à ceci, à cela...

Je me suis sentie si transparente, j'ai cru crever de jalousie mille fois, j'ai ravalé mes larmes mille fois. Je me suis projetée dans sa situation, j'y ai cru jusqu'au bout, j'ai même eu quelques instants de bonheur comme chaque fois.

Au 28 ème jour mon corps a saigné, mon coeur a saigné.

J'ai regardé le ventre de ma collègue sous sa jolie robe, j'ai continué ma journée seule avec mon sang, mon infertilité, mes doutes, mes presque 32 ans, mon rendez-vous en PMA en septembre.

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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 08:45

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Non non, ne croyez pas que je suis montée dans le train, voyez le quai est vide...

Je suis un peu silencieuse ces derniers temps... beaucoup de travail et de déplacements. Là je pars en province aider ma collègue enceinte sur un événement. Je suis pas enceinte et donc pas fragile... un bon petit soldat la Waiting Line allez hop !

Bon week-end à vous toutes, profitez bien du soleil, je trouve le temps un peu morose sur la blogosphère en ce moment, chaque rayon est bon à prendre.

 

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 08:51

Et bien franchement parfois je me dis que j'aurais mieux fait de fermer ma gueule.

Par exemple quand au boulot, je m'entends dire par une de mes supérieures (2 ans de moins que moi la supérieure) que la boss ne veut plus entendre parler de vie perso, rapport à la collègue qui est tombée enceinte alors qu'elle était embauchée depuis même pas un an. Me dire ça à moi, alors qu'elle sait très bien pour mon parcours, et que je bosse dans cette p.... de boîte depuis 5 ans, que j'essaie de tomber enceinte depuis plus de deux ans.

Franchement, je veux bien que la vie professionnelle n'ait pas à subir les répercussions des situations persos, d'ailleurs je fais tout pour que cela n'arrive pas, j'ai déjà prévenu de mon rdv du 12 septembre pour pas me prendre des réflexions...mais là c'est trop.

Dans cette entreprise je ne suis qu'un pion, une handicapée qui gêne, limite pas un être humain. Ca je l'avais bien compris quand j'avais rallumé mon portable après l'hystéroscopie et que j'avais trouvé un message d'une de mes collègues laissé alors que j'étais au bloc, et qu'elle le savait très bien.

Faut que je parte, mais comment trouver la confiance en moi nécessaire pour aller frapper à d'autres portes avec mon infertilité qui pèse une tonne dans le sac, et cette impression d'être un boulet...?

Où est-elle la sortie de secours?

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 16:23

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J'ai appris un nouveau mot! J'ai découvert grâce au compte-rendu de mon hystéroscopie que j'ai reçu ce matin au courrier, que je ne suis pas seulement nullipare, je suis aussi  "nulligeste". La langue française regorge de surprises. Maître Capello, c'est à vous :

NULLIGESTE : N. f.  * multi : du latin multi, nombreux ; * gestation : du latin gestus, de gerere [-geste, -gestion], faire ; en médecine, relatif à la grossesse.  Le suffixe -geste concerne la gestation, donc la grossesse, et il ne faut pas le confondre avec le suffixe -pare qui désigne l'accouchement. Ainsi, une femme primigeste (du latin primus [primi-, primo-], premier) est enceinte pour la première fois, alors qu'une femme primipare fait son premier accouchement. Il en va de même pour une femme nulligeste (du latin nullus [nulli-], absence totale) qui n'a jamais été enceinte et nullipare qui n'a jamais accouché ; multigeste : qui a eu plusieurs grossesses et multipare : qui a accouché plusieurs fois. 

 

Et merde.


   

 


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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 19:06

dans la famille Bruni, il y a aussi sa soeur Valéria. J'aime cette actrice, elle me touche beaucoup. Voici un extrait d'un film qu'elle a réalisé, un film qui contient forcément une part d'autobiographie, un film qui m'a parlé dans la manière dont le mal d'enfant est exprimé. Je n'ai pas trouvé l'autre extrait que j'aime beaucoup qui se déroule dans une église, une scène de prière ou plutot de supplication. Celui-ci est assez violent je vous mets en garde, mais je m'y retrouve - non pas dans le contexte, ni dans la manière dont la mère maltraite verbalement sa fille -  mais dans ce sentiment que j'ai souvent face à celle qui m'a mise au monde et à cause de l' infertilité: l'impression de rester malgré soi une petite fille, et l'angoisse de ne jamais devenir son égale.

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 17:58

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Ca n'a pas été simple, mais je l'ai enfin eu mon rendez-vous!

...on ne s'emballe pas, c'est pas avant septembre. Mais tout de suite ça fixe une deadline, un objectif : il y a une vie après les vacances, peut-être aussi un espoir, des perspectives, du positif, et pas seulement une rentrée de merde. Enfin il va y avoir de l'action. J'attends beaucoup de ce rendez-vous et de ce nouveau centre. Si vous avez l'oeil perçant, vous pourrez identifier le logo en haut à gauche du courrier... si certaines d'entre vous ont des témoignages positifs et sont ou ont déjà été suivies là-bas, je serai ravie de vous lire et d'échanger.

Premier point positif : la secrétaire que j'ai eue au téléphone était très humaine, voire sympa. Dingue...

Sinon la vie suit son cours: un cycle vient de s'achever et un nouveau commence, comme à chaque fois que je saigne, je suis triste et mon cerveau fait des noeuds... je cherche, je cherche ce qui déconne et qui me maintient dans la file d'attente, je visualise l'intérieur de mon ventre : je sais grâce à l'hystérographie et à l'hystéroscopie qu'au niveau "perméabilitétrompal" et au niveau "cavitéutéral" tout est en ordre. Pour le reste... d'énormes doutes m'assaillent en même temps que les hormones chutent à la fin du cycle et je m'égare...Je me persuade que mes ovaires sont défectueux, et que mes ovocytes sont de qualité très bas-de-gamme, voire que je n'ai pas d'ovocytes du tout : "Chéri tu te rends compte si ça se trouve mes ovules ils sont comme tes spermatozoïdes, ils sont nuls, monstrueux...ou alors y en pas, c'est pas étonnant que je tombe jamais enceinte".

L'homme il dit que je suis - je cite -  "tarée".

Peut-être qu'il a raison... ou pas.

 

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Présentation

  • : In the waiting line... chroniques d'une infertile
  • : Mon combat pour avoir (peut-être) un bébé un jour.
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  • WaitingLine
  • Jeune trentenaire, parisienne, nullipare et belle-mère qui aimerait aussi devenir mère tout court.
  • Jeune trentenaire, parisienne, nullipare et belle-mère qui aimerait aussi devenir mère tout court.

PARCOURS

2009

Mars  : on va avoir un bébé, normalement, naturellement évidemment. L'homme a déjà un petit.

Septembre  : premiers doutes et début des examens pour moi: Dosages hormonaux, échographies, hystérographie...tout est normal. On attend.

2010

Juillet :  Monsieur se décide à faire son spermogramme >  8% de typiques. On flippe un peu.

2011

janvier : nouveau spermogramme: 15 % de typiques. Finalement on est quasi dans la norme. On nous classe dans la catégorie "infertilité idiopathique". Rien ne nous empêche de concevoir paraît-il...Ca peut marcher naturellement ou pas, ou maintenant ou dans 10 ans...  On est désorientés.

février : IAC 1 , réalisée dans un cabinet privé - négative. Découverte d'un polype lors d'une des échographies de monitoring.

Mai : hystéroscopie sous AG pour enlever le polype. En fait il n'y avait pas de polype.  Qu'ils sont drôles ces échographes!

septembre  : RDV centre AMP - IMM- En route pour la suite des IAC. On y croit.

novembre  : IAC 2- négative. On s'accroche on continue.

2012

janvier  : IAC 3 - négative. On doute.

février : IAC 4 - négative. On est découragés.

mars  : IAC 5 - négative, bien sûr. On n'en peut plus.

avril : L'hypothèse du "pas de chance / idiopathique" me déprime et m'agace au plus haut point. Pause de quelques mois pour cause de grosse fatigue morale et physique. Consultation auprès d'un nouveau gynéco pour un second avis. On est très fatigués.

juillet: Changement de centre. Nouveau départ. Nouvel espoir.

septembre : FIV 1 - 13 ovocytes - 0 embryon -ca s'appelle un " Echec total de fécondation".On est anéantis.
Dépression.

octobre : Caryotypes et X fragile OK.

novembre :  Hystéroscopie : ablation de 3 polypes.


2013

février : FIV ICSI 1 bis. 1 embryon transféré. 5 sur la banquise.



 

 

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